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Bloemtjes (De)

Ces "bloemtjes", ces petites fleurs, sont tirées des "Chants populaires des Flamands de France" d'E. de Coussemaker (Gand, 1856) qui en dit : "Cette chanson, l'une des plus populaires non seulement dans notre Flandre, mais encore dans toute la Belgique, se chante ici sur deux airs différents. Le premier est ancien, l'autre moderne. Willems a donné cette chanson dans ses Oude Vlaemsche Liederen, page 462, mais sans air. Il y est dit qu'elle se chante aux environs de Gand."

Vous trouverez ci-dessous les paroles et leur traduction.

Voici le premier air :


Voici le fichier audio au format Midi

Voici le second air :


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Voici le fichier audio au format Midi

1.

ô Soete bloemtjes van de hoven,
U ziende moet ik roepen uyt.
Hoe schoon moet zyn den Heer van boven,
Uyt wien dat al de schoonheyd spruyt !

2.

De somerbloem, in 's winters dagen,
En vreest geen koude, sneeuw noch wint;
Soo moet een vrome ziel haer dragen
Als zy haer in bekoring vind.

3.

De Paeschebloem, mild in het groeijen,
Zyn d'eerste giften van de lent;
Een kind moet ook in deugden bloeijen
Zoo haest het zynen Schepper kent.

4.

De lelie pronckt met meer cieraden
Als Salomon op zynen troon.
Een ziel verciert met Gods genaden
Is nog wel duysend mael zoo schoon.

5.

De roose, al is zy schoon in weirde,
Met regt haer doornens zyn gevreest.
't Geluk en al de vreugd van d'eirde
Baren veel kwelling aen den geest.

6.

Den Africaen, schoon hoog geresen,
In hem word grooten stank gespeurt;
D'hooveirdigheyd wilt vele wesen,
Maer stinkt voor God die d'herten keurt.

7.

Aurikulaen en gaspilieren
Zyn schoon en rieken wonder zoet;
Die hun met ware deugd vercieren
Stigten hun naesten in het goed.

8.

ô Violette, als ik beseffen,
Uw schoonheyd leggen plat op d'aerd';
Ik leer d'oodmoedigheyd betreffen,
Die 't waer geluk en vrede baert.

9.

De sonnebloem omglanst 't onfangen,
Keert haer gestadig naer de son;
Dus is tot u, myn ziel verlangen,
ô Eeuwig ligt, ô vreugdebron !

10.

Veel werk betuygt van Christus lyden,
Toont ons de passiebloem heel bloot;
Op dat wy zouden t'allen tyden
Denken op syn bittere dood.

11.

Men ziet den aloës maer bloeijen
Schier eenen keer in honderd jaer;
Die van jonks af in boosheyd groeijen,
Ach ! hun bekeeringe is zoo raer.

12.

De blauwe bloemtjes, schoon van verven,
Die schier maer dueren eenen stond:
Die leeren dat ik haest kan sterven
Schoon ik nog frisch ben en gesond.

13.

Uwe schoonheyd, ô zoete bloemen,
Behaegt een ieder mensch die leeft;
Maer veel meer is nog te roemen
De schoone lesse die gy geeft.

Traduction

1.

O douces fleurs de nos jardins, en vous voyant je m'écrie : Combien doit être beau le Seigneur d'en haut de qui procèdent tant de belles choses !

2.

Les petites marguerites, dans la saison d'hiver, ne craignent ni le froid, ni la neige, ni les vents. Ainsi doit être une âme forte, au milieu des tentations.

3.

La paquerette prodigue ses fleurs à l'apparition du printemps. Ainsi un enfant doit montrer des vertus sitôt qu'il connaît son créateur.

4.

Le lis nous montre avec fierté plus d'éclat que jamais Salomon sur son trône. Quand la grâce de Dieu orne une âme, elle est mille fois plus belle encore.

5.

La rose, quoique belle et de grand prix, fait craindre l'approche de ses épines. Le bonheur et toutes les jouissances de ce monde renferment bien de l'amertume pour l'âme.

6.

L'oeillet d'Inde à la tige élancée renferme une mauvaise odeur. L'orgueil s'élève bien haut, mais répugne à Dieu qui connapit les coeurs.

7.

Les auricules et les oeillets ont de la beauté et une suave odeur. Celui qui est orné de vertus en communique le parfum à son prochain.

8.

O violette, quand je contemple ta beauté cachée sous le gazon, j'apprends à aimer l'humilité qui donne la paix et le véritable bonheur.

9.

Le tournesol se tourne constamment vers le soleil qui le dore; ainsi mon âme se tourne vers toi, ô lumière éternelle, source du bien.

10.

La grenadille aux pétales nues nous montre le mérite des souffrances du Christ, pour qu'en tout temps nous méditions sur sa mort douloureuse.

11.

L'aloès ne montre sa fleur qu'une fois tous les cent ans. Ceux qui dès leur jeunesse suivent le chemin du vice se convertissent rarement.

12.

Les clochettes bleues, qui ne durent qu'un instant, m'apprennent que je puis bientôt mourir, quoique encore dans la force et la vigueur de l'âge.

13.

Vos beautés, ô douces fleurs, plaisent à tant de monde; mais elles sont encore préférables les belles leçons que vous nous donnez.


 



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